la revolution francaise

Publié le 24 Novembre 2025

Marie-Antoinette, Reine de France et martyre de la Révolution
Marie-Antoinette, dernière Reine de France et martyre de la Révolution

Bouquets cueillis dans

« La Révolution »

 

de Mgr de Ségur, 1861

 

CAR LA RÉVOLUTION EST FILLE DE L' INCRÉDULITÉ

 

Pour juger la Révolution, il suffit de savoir si l'on croit ou non en Jésus-Christ. Si le Christ est DIEU fait homme, si le Pape est son Vicaire, si l'Église est son envoyée, il est évident que les sociétés comme les individus doivent obéir aux directions de l'Église et du Pape, lesquelles sont les directions de DIEU même.

La Révolution, qui pose en principe l'indépendance absolue des sociétés vis-à-vis de l'Église, la séparation de l'Église et de l'État, se déclare par cela seul « incrédule au Fils de DIEU, et est jugée d'avance », selon la parole de l'Évangile.

La question révolutionnaire est donc en définitive une question de foi. Quiconque croit en Jésus-Christ et en la mission de son Église, ne peut être révolutionnaire s'il est logique ; et tout incrédule, tout protestant, s'il est logique, doit adopter le principe apostat de la Révolution, et, sous sa bannière, combattre l'Église. L'Église catholique, en effet, si elle n'est divine, usurpe tyranniquement les droits de l'homme.

JÉSUS-CHRIST est-il DIEU ? toute puissance lui appartient-elle au ciel et sur la terre ? les Pasteurs de l'Église, et le Souverain-Pontife à leur tête, ont-ils ou n'ont-ils pas, de droit divin, par l'ordre même du Christ, la mission d'enseigner à toutes les nations et à tous les hommes ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter pour accomplir la volonté de DIEU ? y a-t-il un seul homme, prince ou sujet, y a-t-il une seule société, qui ait le droit de repousser cet enseignement infaillible, de se soustraire à cette haute direction religieuse ? Tout est là ! C'est une question de foi, de catholicisme.

L'État doit obéir au DIEU vivant, aussi bien que l'individu et la famille ; pour l'État comme pour l'individu, il y va de la vie.

 

A suivre...

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Publié le 21 Novembre 2025

Louis XVI
Louis XVI, dernier Roi de France, martyr de la Révolution

Bouquets cueillis dans

"La Révolution"

de Mgr de Ségur, 1861

 

La Révolution n'est pas une question purement politique ; c'est aussi une question religieuse, et c'est uniquement à ce point de vue que j'en parle ici. La Révolution n'est pas seulement une question religieuse, mais elle est la grande question religieuse de notre siècle. Pour s'en convaincre, il suffit de réfléchir et de préciser.

 

Il y a trois degrés dans la Révolution :

 

  1. La destruction de l’Église, comme autorité et société religieuse, protectrice des autres autorités et des autres sociétés ; à ce premier degré, qui nous intéresse directement, la Révolution est la négation de l’Église érigée en principe et formulée en droit ; la séparation de l’Église et de l’État dans le but de découvrir l’État et de lui enlever son appui fondamental ;

  2. La destruction des trônes et de l'autorité politique légitime, conséquence inévitable de la destruction de l'autorité catholique. Cette destruction est le dernier mot du principe révolutionnaire de la démocratie moderne et de ce qu'on appelle aujourd'hui la souveraineté du peuple ;

  3. La destruction de la société, c'est-à-dire de l'organisation qu'elle a reçue de Dieu, en d'autres termes, la destruction des droits de la famille et de la propriété, au profit d'une abstraction que les docteurs révolutionnaires appellent l’État. C'est le socialisme, dernier mot de la Révolution parfaite, dernière révolte, destruction du dernier droit. A ce degré, la Révolution est, ou plutôt serait, la destruction totale de l'ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde.

 

 

La Révolution s'est montrée dès son origine l'ennemie acharnée du christianisme ; elle a frappé l’Église avec une fureur qui rappelait les persécutions du paganisme ; elle a tué les Évêques, massacré les prêtres, les catholiques ; elle a fermé ou détruit les églises , dispersé les ordres religieux, traîné dans la boue les croix et les reliques des saints ; sa rage s'est étendue dans l'Europe entière ; elle a brisé toutes les traditions, et un moment elle a cru détruire le christianisme qu'elle appelait avec mépris une vieille et fanatique superstition.

 

Sur toutes ces ruines, elle a inauguré un régime nouveau de lois athées, de sociétés sans religion, de peuples et de rois absolument indépendants ; depuis soixante ans, elle grandit et s'étend dans le monde entier, détruisant partout l'influence sociale de l’Église, pervertissant les intelligences, calomniant le clergé et sapant par la base tout l'édifice de la foi.

 

Au point de vue religieux, on peut la définir : la négation légale du règne de Jésus-Christ sur la terre, la destruction sociale de l’Église.

 

A suivre...

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Publié le 17 Novembre 2025

Bouquets cueillis dans

"La Révolution"

de Mgr de Ségur, 1861

 

 

Louis de Frotté
Louis de Frotté

«  Le mot révolution est une parole élastique dont on abuse à tout propos pour séduire les esprits.

 

Bien des gens s'imaginent, sur la foi de leur journal, que c'est à la Révolution que depuis soixante ans l'humanité doit tout son bien-être ; que nous lui devons tous nos progrès dans l'industrie, tout le développement de notre commerce, toutes les inventions modernes des arts et des sciences ; que sans elle nous n'aurions ni chemins de fer, ni télégraphes électriques, ni bateaux à vapeur, ni machines, ni armée, ni instruction, ni gloire ; en un mot, que sans la Révolution tout serait perdu et que le monde retomberait dans les ténèbres.

 

RIEN DE TOUT CELA. Si la Révolution a été l'occasion de quelques-uns de ces progrès, elle n'en n'a pas été la cause. La violente secousse qu'elle a imprimée au monde entier a sans doute précipité certains développements de la civilisation matérielle ; cette même violence en a fait avorter beaucoup d'autres. Toujours est-il que la Révolution, considérée en elle-même, n'a été, à proprement parler, le principe d'aucun progrès réel.

Elle n'est pas non plus, comme on voudrait nous le faire croire, l'affranchissement légitime des opprimés, la suppression des abus du passé, l'amélioration et le progrès de l'humanité, la diffusion des lumières, la réalisation de toutes les aspirations généreuses des peuples, etc., etc.

 

Nous allons nous en convaincre en apprenant à la connaître à fond.

 

La Révolution n'est pas davantage le grand fait historique et sanglant qui a bouleversé la France et même l'Europe à la fin du dernier siècle. Ce fait, dans sa phase modérée aussi bien que dans ses excès épouvantables, n'a été qu'un fruit, qu'une manifestation de la Révolution, laquelle est une idée, un PRINCIPE, plus encore qu'un fait. Il est important de ne pas confondre les choses. 

 

Qu'est-ce donc que la Révolution ? »

 

A suivre...

 

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