Publié le 24 Novembre 2025
Bouquets cueillis dans
« La Révolution »
de Mgr de Ségur, 1861
CAR LA RÉVOLUTION EST FILLE DE L' INCRÉDULITÉ
Pour juger la Révolution, il suffit de savoir si l'on croit ou non en Jésus-Christ. Si le Christ est DIEU fait homme, si le Pape est son Vicaire, si l'Église est son envoyée, il est évident que les sociétés comme les individus doivent obéir aux directions de l'Église et du Pape, lesquelles sont les directions de DIEU même.
La Révolution, qui pose en principe l'indépendance absolue des sociétés vis-à-vis de l'Église, la séparation de l'Église et de l'État, se déclare par cela seul « incrédule au Fils de DIEU, et est jugée d'avance », selon la parole de l'Évangile.
La question révolutionnaire est donc en définitive une question de foi. Quiconque croit en Jésus-Christ et en la mission de son Église, ne peut être révolutionnaire s'il est logique ; et tout incrédule, tout protestant, s'il est logique, doit adopter le principe apostat de la Révolution, et, sous sa bannière, combattre l'Église. L'Église catholique, en effet, si elle n'est divine, usurpe tyranniquement les droits de l'homme.
JÉSUS-CHRIST est-il DIEU ? toute puissance lui appartient-elle au ciel et sur la terre ? les Pasteurs de l'Église, et le Souverain-Pontife à leur tête, ont-ils ou n'ont-ils pas, de droit divin, par l'ordre même du Christ, la mission d'enseigner à toutes les nations et à tous les hommes ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter pour accomplir la volonté de DIEU ? y a-t-il un seul homme, prince ou sujet, y a-t-il une seule société, qui ait le droit de repousser cet enseignement infaillible, de se soustraire à cette haute direction religieuse ? Tout est là ! C'est une question de foi, de catholicisme.
L'État doit obéir au DIEU vivant, aussi bien que l'individu et la famille ; pour l'État comme pour l'individu, il y va de la vie.
A suivre...
/image%2F7175263%2F20251104%2Fob_4e4088_15e6e2185ca468b484a697d362cc53d2.jpg)