Publié le 6 Novembre 2025

Abrégé de l'Histoire de l’Église, depuis sa fondation jusqu'à nos jours

[ tiré d'un ouvrage de 1914 destiné à l'usage de la jeunesse mais tout aussi profitable aux adultes )

Introduction

 

Jésus-Christ : sa mission

 

Depuis plusieurs milliers d'années, le monde attendait le Sauveur promis à nos premiers parents aussitôt après leur péché.

Lorsque les temps marqués par les prophètes furent accomplis, Dieu envoya son Fils Jésus pour nous racheter de l'esclavage du démon, pour expier nos péchés et nous montrer le chemin du Ciel.
Afin de remplir cette mission, Jésus, né miraculeusement de la Vierge Marie, se mit à prêcher la loi nouvelle (vers l'an 30 de notre ère), et à réunir ses premiers disciples.

Il prouva par des miracles qu'il était le Messie ou le Sauveur annoncé depuis le commencement du monde.
Mais il ne tarda pas à rencontrer la contradiction et la haine, et ses ennemis complotèrent sa perte. Il souffrit de grandes douleurs durant sa Passion et mourut sur la Croix en priant pour ses bourreaux.

Trois jours après sa mort, il ressuscita par sa Toute-Puissance ; et, quarante jours après sa Résurrection, remonta au Ciel, où il intercède pour nous.

 

Définition de l'histoire de l’Église :

 

Le mot Église a plusieurs significations ; il désigne ici la société de tous ceux qui font profession de suivre la doctrine de Jésus-Christ, et d'obéir à l'autorité qu'il a établie pour les gouverner.
Il y a sur la terre plusieurs sociétés qui portent le nom d’Églises.

La société fondée par Jésus-Christ se distingue entre toutes par l'unité (tous ses membres ont le même chef, la même foi, les mêmes sacrements et la même fin qui est le salut ) ; par la sainteté ( elle a seule le privilège de faire des saints, honorés de Dieu par des miracles ) ; par la catholicité ou universalité ( elle est répandue par toute la terre ) ; et par l'apostolicité ( elle conserve la doctrine des apôtres ; les papes et les évêques qui la gouvernent ont succédé aux apôtres sans interruption )

 

L'Histoire de l’Église est donc le récit des faits qui concernent cette société : sa fondation, ses progrès, ses combats, ses victoires, et la bienfaisante action de ses croyances dans l'univers, depuis 19 siècles.

 

Division de l'Histoire de l’Église :

 

Toute la durée de l’Église, depuis Jésus-Christ jusqu'à nos jours, est divisée en trois époques bien distinctes :

  1. L'Antiquité chrétienne : commence à la fondation de l’Église vers l'an 33 de l'ère vulgaire, et s'étend jusqu'au VIIe siècle

  2. Le Moyen-Âge : du VIIe siècle jusqu'au XVIe siècle

  3. Les temps modernes : du XVIe siècle jusqu'à nos jours

 

 

Prochain article : Première période : l’Église dans l'Antiquité chrétienne. Première période

 

 

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Publié le 6 Novembre 2025

SAINT LEONARD, solitaire

 

Léonard, issu d'une famille française des plus nobles, eut pour parrain le grand Clovis, et fut baptisé par saint Rémi, qui voulut bien se charger de son éducation. Il répondit aux soins de son maître ; il devint habile dans les lettres humaines, et plus encore dans la science du salut. Le dessein de son père eût été de le pousser à la cour, où il avait toute chance de réussite ; mais Dieu le voulait ailleurs.

Saint Rémi, qui avait deviné les grâces que le Ciel lui destinait, et les services qu'il devait rendre à l’Église, le forma au ministère de la prédication, où il réussit à souhait.

Simple dans ses paroles, solide dans ses pensées, humble et détaché des choses du monde, il posséda une éloquence victorieuse, et sa réputation se répandit bientôt de tous côtés.

Clovis le pressa de venir au palais recueillir les fruits de son mérite ; il lui promit les charges les plus considérables ; mais Léonard était un de ces hommes qui font tout pour acquérir le mérite, et qui fuient les honneurs dont on veut les combler ; ils cherchent uniquement le vrai et le bien. Plein d'amour pour Dieu et de tendresse pour les âmes, il se mit à parcourir les bourgades et les villes, en répandant partout la semence de la divine parole.

Cependant le désir de la solitude, commun à toutes les grandes âmes, qui se dégoûtent si aisément des misérables choses du monde, s'empara de notre saint. Il y céda et se retira près d'un solitaire nommé Maximien, pour se livrer, sous sa direction, aux pratiques de la vie religieuse. Quand il se fut bien rempli de l'Esprit de Dieu, il sortit de ce cénacle, comme un nouvel apôtre, pour aller porter la vie aux peuples ; il détruisit quelques restes de l'idolâtrie dans les environs de Bourges ; il se répandit dans les campagnes comme un fleuve fertile pour les féconder. Il soutenait les démarches de son ministère par l'austérité de ses jeûnes, la longueur de ses veilles, la ferveur de ses prières, et le Seigneur les appuyait de la force des miracles : devant lui les démons prenaient la fuite, les aveugles voyaient, les sourds entendaient, les boiteux marchaient.

Ayant appris que la reine était en péril de mort, il accourut près d'elle, la guérit en la bénissant, puis il alla au désert, où le roi lui donna, dans le Limousin, une ample forêt pour y bâtir un monastère, qui s'appela Noblac. Les disciples y affluèrent bientôt, sous la discipline d'un tel maître. Un nombre considérable de ses parents, abandonnant leurs possessions et leurs honneurs dans le monde, vinrent à lui le supplier de leur faire part des richesses célestes qu'il avait trouvées.

« Oui, leur dit le saint, vous avez raison : la Providence est le plus riche des trésors ; elle ne manque jamais à ceux qui se confient à ses soins. »

Léonard vécut de longues années dans la solitude, en se sanctifiant par des prodiges de pénitence, et en sanctifiant ses nombreux disciples ; il atteignit une extrême vieillesse, et, plus riche encore de vertus que chargé d'années, il s'endormit dans le Seigneur, le 6 novembre, dans le cours du sixième siècle.

Il fut enterré dans son monastère de Noblac, aujourd'hui Saint-Léonard, petite ville peu éloignée de Limoges, où son tombeau fut illustré par des miracles.
La dévotion des peuples le mit au rang des saints, et cette dévotion eut l'approbation de l’Église, qui l'a inséré au martyrologue.

La plus grande partie de ses reliques, transférées à Varzy (Nièvre), avaient été renfermées dans une magnifique châsse d'argent doré, présent du roi Charles VII, après ses victoires sur les Anglais ; le chef, mis à part, était dans un coffret de même nature.
D'autres parties de ses reliques avaient été distribuées à plusieurs églises de France : celle de Pont-à-Raisse, près de Douai, possédait de ses ossements dans deux vieux reliquaires.

 

Martyrologue du 6 novembre :

Saint Félix – les 10 martyrs de Théopole – Saint Sévère, Évêque – Saint Attique – Saint Winox, Abbé – Saint Félix, Moine

 

Réflexion :

Le monde est plein de pièges pour le salut ; nulle de ses faveurs qui ne soit empoisonnée : fuyons-le, à l'exemple des saints.

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Publié le 6 Novembre 2025

Le savant Newton se découvrait chaque fois qu'il prononçait le saint nom de Dieu ou qu'il l'entendait prononcer :

« Dieu, disait-il, est au-dessus de tout. Il est éternel, infini, tout-puissant. Il régit tout ; il connaît tout. »

 

Volta, physicien célèbre, écrivait en 1815, cette profession de foi :

«  J'ai toujours tenu et je tiens pour seule vraie et infaillible, la sainte religion catholique, et je rends grâce sans fin au bon Dieu de m'avoir donné une pareille foi dans laquelle je me propose fermement de vivre et de mourir avec la vive espérance d'obtenir la vie éternelle. »

Volta avait étudié sérieusement la religion catholique. C'est pourquoi il déclarait que « tout esprit bien fait ne peut que l'embrasser et l'aimer. »

 

Cauchy, célèbre mathématicien du 19e siècle, fit un jour cette déclaration à un de ses amis :

« Je suis catholique sincère, comme l'ont été et le sont encore un grand nombre des hommes distingués de notre époque, de ceux qui ont fait le plus d'honneur à la science, à la philosophie, à la littérature, qui ont le plus illustré nos académies. »

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Publié le 5 Novembre 2025

Voici ce que dit Plutarque, l'historien de l'Antiquité : « Jetez les yeux sur la face de la Terre, vous pourrez trouver des villes sans remparts, sans lettres, sans magistrature ; vous pourrez y trouver des peuples sans habitations, mais un peuple sans Dieu, sans prières, sans rite religieux, vous n'en trouverez jamais. »

 

Cicéron, célèbre orateur romain, dit de son côté : « On ne voit nulle part une peuplade assez barbare pour ignorer qu'il existe un Dieu. »

 

Newton, le plus célèbre astronome du XVIIe siècle, après avoir longuement étudié le cours des astres, écrivait ces paroles : « Cet admirable arrangement du soleil, des planètes et des comètes, ne peut être que l'ouvrage d'un Être tout-puissant et intelligent. Cet Être infini gouverne tout. C'est Dieu, c'est le Seigneur universel. »

 

Napoléon a dit cette parole : «  Tous les grands esprits ont cru à l'existence de Dieu. »

 

« Nier Dieu, disait le philosophe Diderot, est un acte de folie. »

 

« Nier Dieu, disait Victor Hugo, est un aveuglement et une folie. »

 

Le philosophe Sintennis s'était imaginé que si l'homme ne recevait pas d'instruction religieuse, il n'aurait aucune idée de la Divinité et que, chose inouïe, il passerait sur la terre sans avoir idée d'un Dieu créateur.

Il se procure donc un bel enfant à peine sevré et qui, par conséquent, n'a jamais entendu parler de Dieu. Une fois en possession de l'objet de ses désirs, il l'isole de tout le monde, lui donne un palais, un jardin, de riantes prairies en dehors desquelles il ne pourra jamais mettre le pied.

Il veille avec soin à ce que personne ne vienne lui parler de Dieu : il proscrit toute statue, toute image, tout livre qui auraient pu éveiller cette idée en lui. En un mot, de sa maison de campagne il fit un désert. L'enfant n'a donc pour premier maître que la nature. Plus tard, le philosophe Sintennis se constitue précepteur et l'interprète de la nature. Cette éducation fut suivie pendant plusieurs années, sans aucun changement. A mesure que le jeune homme grandissait, son intelligence se développait ; mais il n'avait jamais entendu parler de Dieu, ce qui faisait la joie de son maître.

« Bientôt, se disait-il à lui-même, je pourrai présenter à l'Académie de Paris un jeune homme qui n'a jamais songé qu'il y eût un Dieu. »

Un jour, de très grand matin, alors que l'aube commence à éclairer le ciel, le philosophe faisait une promenade solitaire dans les bois, lorsqu'il vit tout à coup l'enfant descendre au jardin.

« Où va-t-il avec autant d'empressement ? Pourquoi sort-il à cette heure matinale ? » se disait-il à lui-même. Et, caché dans les arbres des bosquets, il le suit du regard, le voit monter sur un tertre qui dominait un bassin dans le cristal duquel se reflétaient toutes les splendeurs du soleil levant.
C'était l'heure du réveil des oiseaux, c'était le moment où, joyeux et battant des ailes, ils saluaient le retour de la lumière par leurs chants harmonieux. C'était le moment où les fleurs, parsemées de gouttelettes de rosée semblables à des perles, épanouissaient leurs corolles et exhalaient vers le ciel leurs plus doux parfums.

A genoux au milieu des fleurs avec les quelles il rivalise de beauté, l'enfant mêle sa voix harmonieuse aux concerts des oiseaux et salue le soleil naissant.

« Ô soleil, que tu es beau ! Il t'a fait splendide, le Créateur qui t'envoie vers le monde. Ô soleil, le vois-tu, le Créateur de toute chose ? Si tu le vois, dis-lui que je l'aime bien et que je voudrais le connaître moi aussi. Si tu le vois, donne-lui de ma part un baiser sur son front éternel. »

Il se tait et, portant sa main à ses lèvres, il lui envoie des baisers à porter à ce Dieu qu'il se sent chérir de tout son cœur.

Caché dans les arbres, Sintennis a tout entendu. Ému jusqu'aux larmes, tremblant de tous ses membres, il accourt vers le monticule, embrasse l'enfant avec transport et s'écrie : « Qui t'a dit qu'il y avait au Ciel un Créateur ? »

« Qui me l'a dit ? répond l'enfant. Mais ce soleil que vous n'avez pu jeter là-haut, car vous êtes trop petit pour cela. Qui me l'a dit ? Mais ces plantes qui sortent de terre sans que votre doigt soit là pour les pousser dehors. Mais ce cœur, que ni vous ni moi ne faisons battre dans ma poitrine. »

L'enfant, en parlant, était beau de tous les rayons du soleil levant. Son visage était aussi brillant que ce cœur, d'où venait de s'échapper l'idée et l'aspiration vers Dieu, était ardent et enflammé.

Le philosophe, à ce langage sublime, auquel il était loin de s'attendre, se mit à pleurer, se frappa le front de la main et s'écria :

« Ô incrédules, vous êtes des imposteurs ! »

 

 

Sources : Manuel des catéchistes

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Publié le 4 Novembre 2025

Le Très Saint Rosaire

La tradition et les papes affirment que le Très-Saint Rosaire fut révélé au 13e siècle par la Mère de Dieu elle-même à Saint Dominique, le futur fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs.
Cet apôtre luttait vainement depuis des années, par son humilité, sa pauvreté et sa science, contre l'hérésie albigeoise qui dévastait le midi de la France et paraissait invincible.

La Très-Sainte Vierge lui inspira alors de joindre à la récitation vocale de séries d'Ave Maria, qui se pratiquait de très vieille date, la considération des principaux mystères de la vie de son divin Fils, et lui commanda de répandre cette nouvelle manière de prier.

Dominique obéit promptement, et il prêcha aux âmes de bonne volonté l'art de réciter en l'honneur de Marie des dizaines de beaux Ave Maria tout en gardant d'une manière précise dans sa pensée telle ou telle scène de l'existence du Sauveur : c'était le Rosaire.

Il triompha rapidement de l'hérésie.

Depuis 7 siècles, le Rosaire n'a rien perdu de son efficacité.


En 1883, le grand Pape Léon XIII lança la première des 12 encycliques qu'il crut devoir consacrer exclusivement à expliquer et à recommander cette dévotion.

Le Rosaire, dit le Pape, « offre un moyen facile d'inculquer dans les esprits les principaux dogmes de la foi chrétienne et de les y acclimater » (Léon XIII)

Car il considère Jésus dans les trois phases principales de son existence : sa naissance, sa mort et sa résurrection.
Il évoque les trois vérités primordiales de la Révélation : l'Incarnation, la Rédemption, et la Vie Éternelle.
Il suggère la part de Marie dans le plan de Dieu : Mère du Christ et des hommes, Corédemptrice, Pleine de grâce et de gloire.

D'où les trois séries de mystères joyeux, douloureux et glorieux : pour ne pas rester dans l'abstraction chacune se composera en effet de scènes évangéliques et comme de tableaux vivants dont la contemplation deviendra facile dans la mesure où l'on s'y exercera.

 

 

Promesses de la Très Sainte Vierge à Saint Dominique et au Bienheureux Alain de la Roche en faveur de la Dévotion du Rosaire:

  1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire Je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.

  2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.

  3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l'Enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.

  4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes; il substituera dans les cœurs l’Amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen!

  5. Celui qui se confie en moi, par le Rosaire, ne périra pas.

  6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.

  7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.

  8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des Bienheureux.

  9. Je délivrerai promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.

  10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.

  11. Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.

  12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.

  13. J’ai obtenu du mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du Ciel.

  14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.

  15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.


 

« Le Rosaire est une dévotion toute divine, une source de grâces, une chaîne qui unit le Ciel et la terre, un arc-en-ciel de paix dans le firmament de l’Église. » (Sainte Thérèse d’Avila)

 

 

  1. Mystères joyeux.

 

1er mystère : L'Annonciation (Fruit du mystère : l'humilité)

2e mystère : La Visitation (Fruit du mystère : L'amour du prochain)

3e mystère : La Nativité (Fruit du mystère : détachement des biens de ce monde)

4e mystère : La Présentation de Jésus au Temple (Fruit du mystère : La chasteté ; la pureté)

5e mystère : Le Recouvrement de Jésus au Temple (Fruit du mystère : L'obéissance ; la sagesse)

 

  1. Mystères douloureux.

 

1er mystère : L'agonie de Notre-Seigneur au jardin des oliviers (Fruit du mystère : la contrition)

2e mystère : La Flagellation (Fruit du mystère : la mortification corporelle)

3e mystère : Le Couronnement d'épines (Fruit du mystère : le mépris du monde)

4e mystère : Le Portement de Croix (Fruit du mystère : la patience)

5e mystère : Le Crucifiement et la Mort de Notre-Seigneur (Fruit du mystère : mourir au péché)

 

  1. Mystères glorieux.

 

1er mystère : La Résurrection de Notre-Seigneur (Fruit du mystère : augmentation de la Foi)

2e mystère : L'Ascension (Fruit du mystère : affermissement de l'Espérance)

3e mystère : La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres (Fruit du mystère : la charité, le zèle)

4e mystère : L'Assomption de la Sainte-Vierge (Fruit du mystère : la grâce d'une bonne mort)

5e mystère : Le Couronnement de Marie au Ciel (Fruit du mystère : une grande dévotion à la Sainte Vierge)

 

Notes : Chaque dizaine doit être récitée sans interruption ; mais il est permis de mettre des intervalles quelconques entre les dizaines, pourvu que le chapelet entier soit récité dans la journée.

 

INDULGENCES :

  • 5 ans pour tous ceux qui récitent le chapelet

  • s'ils le récitent en commun avec d'autres, en public ou en privé : 10 ans, une fois par jour. - Plénière, le dernier dimanche du mois, aux conditions ordinaires, s'ils l'ont récité ainsi, au moins trois jours des semaines précédentes.

  • Pour tous ceux qui récitent le chapelet, en public ou en particulier, pendant le mois d'octobre : 7 ans, chaque jour ; plénière, aux conditions ordinaires, pour cette même récitation, en la fête du saint Rosaire et pendant toute l'Octave ; plénière, aux conditions ordinaires, pour la même récitation, au moins pendant les 10 jours qui suivent l'Octave de la fête du Saint Rosaire.

 

 

« Saint Dominique apprit aux peuples à méditer en priant. Et n'est-il pas admirable d'avoir réuni aux deux plus belles prières que la langue humaine puisse prononcer, l'Oraison dominicale et la Salutation angélique, les mystères les plus augustes et les plus propres à toucher notre cœur ! Ce fut à Toulouse en 1208, qu'il institua le Rosaire, et qu'il commença de le prêcher. Les succès de la prédication du Rosaire furent si rapides qu'ils surpassèrent toutes les espérances, étonnèrent Rome elle-même. Les peuples accouraient en foule pour s'unir à la récitation du rosaire ; ils s'empressaient autour de la chaire de vérité, pour entendre le développement des mystères ; ils baisaient le rosaire, l'arrosaient de larmes, et en interrompaient la récitation par des sanglots. Bientôt les églises ne peuvent plus suffire au nombre prodigieux des assistants. Saint Dominique est obligé de se porter à tous les endroits ; et sa parole puissante étend au loin tous ces prodiges. C'est ainsi que l'éloquent panégyriste du Rosaire de Marie, en peu de temps, a tout changé et converti avec une simple formule de prières ; et tous les peuples célèbrent avec lui la sainteté, la gloire et la puissance de la mère de Dieu.

Le Rosaire, rapidement propagé, compte bientôt, parmi ses membres, des Papes, des rois, des capitaines illustres, tout ce que le génie et la piété catholique offrent de plus grand. De riches indulgences y sont attachées.

La fête du Rosaire fut établie par le saint Pape Pie V, en action de grâces de la fameuse victoire que les Chrétiens remportèrent sur les Turcs, dans le golfe de Lépante.

Grégoire XIII la fixa au premier dimanche d'octobre, parce que la victoire avait été remportée le premier dimanche de ce mois, au moment où les fidèles récitaient le rosaire avec une ferveur singulière pour l'heureuse issue de la bataille.

Clément XI rendit universel l'office du Rosaire, afin de perpétuer la mémoire de la protection de la Sainte Vierge.

Pas plus que l'homme, la famille et la société ne peuvent aller à Dieu que par Marie ; pas plus que l'homme, la famille et la société, dévouées à Marie ne périront. C'est l'oracle des siècles, c'est la voix de l'expérience, c'est le témoignage de la foi : que nous faut-il de plus ? »

(Catéchisme de persévérance par l'Abbé J. Gaume)

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