Publié le 12 Novembre 2025

PREMIERE PERIODE (4)

 

Depuis la fondation de l’Église jusqu'à l'édit de Milan

 

  1. DISPERSION DES APÔTRES

 

Missions diverses des Apôtres ; leur martyre :

 

Obligés de se séparer pour échapper aux Juifs persécuteurs, et aussi pour obéir à cet ordre du Sauveur : Allez, enseignez toutes les nations, les Apôtres portèrent l’Évangile dans les différentes provinces de l'empire romain et dans beaucoup d'autres pays. Ils souffrirent tous la persécution et le martyre, pour affirmer la vérité de ce qu'ils savaient et de ce qu'ils enseignaient.

 

Saint Pierre, après avoir fondé la communauté de Jérusalem, partit pour la Syrie et créa le siège épiscopal d'Antioche.

Les Apôtres, en fondant des Églises ou communautés de fidèles, établissaient dans chacune un évêque, des prêtres et des diacres pour la gouverner.

C'est pendant le séjour de saint Pierre à Antioche que les disciples de Jésus-Christ, appelés jusqu'alors Galiléens ou Nazaréens, reçurent, vers l'an 40, le nom de Chrétiens.

 

Puis saint Pierre se rendit à Rome (vers 42 ), afin de combattre le paganisme jusque dans son foyer principal.

 

Bientôt un édit de Claude expulsa les Juifs et les chrétiens de la capitale de l'empire, et saint Pierre retourna dans sa patrie.

 

Le sang coulait en Judée : Hérode-Agrippa, successeur du meurtrier de saint Jean-Baptiste, persécutait les chrétiens de Jérusalem. Saint Pierre, étant accouru à leur secours, fut mis encore une fois en prison ; mais un ange le délivra. (Act. Ap., ch . XII)/

Il sortit aussitôt de Jérusalem, séjourna quelque temps à Antioche et dans d'autres villes de l'Orient, et ne revint se fixer définitivement à Rome que vers 54. Il y subit le martyre, sous Néron.

Après avoir été cruellement flagellé, il fut crucifié, la tête en bas, sur le mont Janicule. On ensevelit son corps au lieu même où s'élève aujourd'hui la basilique Saint-Pierre.

Le martyre de saint Pierre

Le pontificat de saint Pierre avait duré 33 ans et quelques mois, dont huit environ à Jérusalem ou à Antioche et 25 à Rome.

 

Ses principaux auxiliaires à Rome furent saint Paul, le converti de Damas, et saint Marc, à qui l'on attribue la fondation des Églises d’Alexandrie et d'Aquilée.

 

Saint Marc survécut très probablement à saint Pierre. Venise croit posséder son corps.

 

Saint Paul fut surtout l'apôtre des Gentils. (Act. Ap., IX, 15)

Secondé par Barnabé, Luc et Timothée, il entreprit trois voyages successifs d'évangélisation.

 

Saint Paul et saint Barnabé, désignés par le Saint-Esprit pour la mission des Gentils, sont comptés parmi les Apôtres. On croit que saint Barnabé finit ses jours dans l'île de Chypre.

 

Luc, originaire d’Antioche, était médecin et peintre : on lui attribue des portraits de Jésus-Christ et de la très sainte Vierge, entre autres la madone vénérée à Sainte-Marie-Majeure.

Timothée, né à Lystre (Asie Mineure), partagea la captivité de saint Paul, à Rome. Il fut le premier évêque d'Ephèse, et subit le martyre vers l'an 97.

 

Dans le premier voyage de saint Paul (44-49), il parcourut l'île de Chypre et une partie de l'Asise Mineure.
A Chypre, il convertit le proconsul romain Sergius Paulus.

A Lystre, il guérit un boiteux de naissance. Les habitants émerveillés le prirent pour un dieu et voulurent lui offrir des sacrifices.

 

Dans le second voyage (vers 53-55), il visita la Galatie, la Macédoine, la Grèce, et rencontra partout bien des résistances. A Athènes, il annonça le vrai Dieu à l'Aéropage, et convertit l'un des membres de cette haute assemblée, nommé Denys.

 

Dans le troisième voyage (vers 55-58), il prêcha en Galatie, à Ephèse, où il souffrit la persécution, et gagna de nouveau la Macédoine.

De retour à Jérusalem, il fut emprisonné par les Juifs, qui ne lui pardonnaient pas sa conversion au christianisme. En sa qualité de citoyen romain ( ses parents étaient Juifs d'origine, mais ils avaient obtenu les droits de citoyens romains), Paul en appela à l'empereur. On le conduisit donc à Rome, où il passa deux ans sous la garde d'un soldat (60-62).
Sa demi-captivité ne l'empêcha point de prêcher avec succès dans la ville, et jusque dans le palais de Néron. Son temps de prévention expiré, il reprit ses courses apostoliques, visita l'Orient, peut-être le midi de la Gaule et l'Espagne.
Arrêté de nouveau, il souffrit le martyre, à Rome, le même jour que saint Pierre.

 

Il périt par le glaive, dans un endroit nommé les Eaux-Salviennes, où l'on a bâti depuis l'église de Saint-Paul-hors-les-murs.

Le martyre de saint Paul

 

Prochain article : Les martyres des saints Jacques le Majeur, Jacques le Mineur, Jean, Matthieu, André, Jude, Barthélemy, Simon, Thomas, Philippe et Mathias.

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Publié le 10 Novembre 2025

S.S. Pie IX (Quae in patriarchatu, 1876) :
Il s'agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d'accorder ou de refuser obéissance au siège Apostolique; il s'agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos Églises, et non seulement quant à la foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est hérétique; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d'anathème.

 

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Publié le 10 Novembre 2025

"Quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres qu’il donne ; on ne recherche pas jusqu’où doit aller l’obéissance, et quelles sont les choses dans lesquelles on doit obéir. Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a pas parlé assez clairement, comme s’il était obligé de répéter à l’oreille de chacun ses volontés clairement exprimées, tant de fois, non seulement de vive voix, mais encore par des lettres et d’autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut pas obéir, que ce n’est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l’entourent. On ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s’exercer. On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape."
(St Pie X, discours aux prêtres de l’union apostolique, 18 Nov.1912)
 

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Publié le 10 Novembre 2025

(tiré de l'ancienne revue catholique « Le Noël », 1927)

  • Tu penses que tu es très catholique ; moi je désirerais que tu le fusses beaucoup plus, que tu le fusses vraiment. Tu le seras vraiment si tu ne donnes ta confiance qu'à ceux qui défendent en tout et partout le Souverain Pontife.

  • Tu le seras vraiment si tu n'admets rien, si bon que cela paraisse, que le Pape ne l'admette.

  • Tu le seras vraiment si en tout tu te conformes, positivement et dans la pratique, au désir du Pape.

  • Tu le seras enfin pleinement si tu penses, si tu sens, si tu parles, si tu aimes, si tu agis comme le Pape le désire.

  • Sans le Pape, rien ; avec le Pape, tout.

  • Si un saint te proposait quelque chose qui fût pas entièrement d'accord avec ce que le Pape ordonne, sois certain que ce n'est pas un saint, ou que tu comprends mal ce que tu crois qu'il te propose.

  • Il ne t'appartient pas d’interpréter les paroles ou les intentions du Pape ; il ne t'appartiens pas d'opposer des « je distingue » ou des « mais » à ce qu'a résolu le Pape. Il ne t'appartiens pas de vouloir mesurer, peser et juger ce que le Pape veut ou prescrit.

  • Qui s'éloigne du Pape quitte le bon chemin ; qui se plaint du Pape est déjà jugé ; qui juge ou condamne le Pape est déjà condamné.

  • Rien de plus dangereux que de marchander son attachement à la personne du Pape ; rien de plus sûr, de plus solide, que d'adhérer pleinement à la volonté du Pape.

  • S'il faut mourir pour lui, on meurt.

  • Qui n'est pas avec lui n'est pas avec Jésus-Christ et qui n'est pas avec Jésus-Christ n'est pas avec Dieu.

  • Ne te fie à personne qui ne montre entièrement et sur toute la ligne un ardent amour, un attachement sincère au Pape.

  • Le Pape, on l'aime, on le suit, non parce qu'il est « très social », « très diplomate » ou « très savant », mais parce qu'il est le Vicaire de Jésus-Christ.

 

 

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Publié le 10 Novembre 2025

PREMIERE PERIODE (3)

 

Depuis la fondation de l’Église jusqu'à l'édit de Milan

 

  • Dispersion des fidèles :

 

La mort de Saint Etienne fut le signal d'une violente persécution, qui obligea les fidèles de Jérusalem à se disperser dans les contrées voisines : la Phénicie, la Samarie, le pays d'Antioche, l'île de Chypre. En passant d'un lieu à un autre, ils répandaient partout la bonne nouvelle du salut.

C'est ainsi que Dieu se sert même de la malice des hommes pour accomplir ses desseins.

 

  • Conversion de Saul :

 

Un des ennemis les plus acharnés des disciples de Jésus était un jeune Juif appelé Saul, originaire de Tarse en Cilicie.

Après avoir persécuté les chrétiens de Jérusalem et pris part au supplice de Saint Étienne, Saul allait à Damas pour saisir tous les fidèles qu'il y rencontrerait. Au milieu du chemin, il fut tout à coup terrassé par une lumière éclatante, et il entendit une voix qui lui disait :

« Saul, pourquoi me persécutes-tu ? »

« Qui êtes-vous Seigneur ? » dit Saul

« Je suis Jésus de Nazareth. » répondit la voix.

Alors, tout tremblant et saisi d'effroi, il dit :

« Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? »

« Entre dans la ville, reprit le Seigneur, là tu connaîtras mes ordres. »

 

Saul, que la vision céleste avait rendu aveugle, se fit conduire jusqu'à Damas, où, ayant recouvré la vue, il reçut le baptême des mains d'Ananie, et devint, sous le nom de Paul, l'un des plus ardents propagateurs de l’Évangile (an 35).

 

  • Premières conversions parmi les Gentils. Le centurion Corneille

 

Durant la persécution, Pierre et Jean visitèrent les fidèles dispersés ; ils imposèrent les mains aux nouveaux baptisés, et leur donnèrent ainsi la confirmation.
Dans le même temps, Dieu faisait comprendre à Pierre que les Gentils ( du mot latin gentes, nations ; on appelait ainsi ceux qui n'étaient pas Juifs ), aussi bien que les Juifs, étaient appelés à la connaissance de l’Évangile, et il lui révélait la foi et les mérites d'un centurion romain de Césarée, nommé Corneille.

 

C'était un homme juste et charitable. Un jour, un ange lui apparut et lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de toi. Envoie donc à Joppé chercher Simon-Pierre ; il te dira ce que tu dois faire. »

 

Quand les envoyés du centurion se présentèrent, Pierre n 'hésita pas à les suivre à Césarée.

 

Le pieux officier avait réuni ses parents et ses amis pour la réception de Pierre. Celui-ci, après s'être assuré des dispositions de toute l'assemblée, les instruisit de la doctrine et des miracle de Jésus-Christ. Il parlait encore, lorsque l'Esprit-Saint descendit visiblement sur ses auditeurs.

Pierre aussitôt les baptisa, et dès lors beaucoup de Gentils se convertirent (vers l'an 39).

 

  • Vie admirable des premiers fidèles :

 

 

Les premiers fidèles donnèrent l'exemple de toutes les vertus. Saint Luc nous apprend que l'entente la plus parfaite régnait entre eux, qu'ils mettaient leurs biens en commun, obéissaient aux Apôtres comme à leurs chefs, participaient chaque jour à la divine eucharistie, enfin qu'ils étaient prêts à tout souffrir, même la mort, pour l'amour de Jésus-Christ.

Aussi le peuple les avait en grande vénération, et leur nombre augmentait chaque jour. (Actes des Apôtres, II, 44 et suiv.)

La conduite des premiers fidèles est admirable de piété, de charité, de détachement et de courage.

 

Guérison d'un paralytique : Pierre et Jean montèrent au temple pour la prière du soir. A l'une des portes, était un boiteux de naissance, qu'on plaçait là tous les jours pour demander l'aumône ; il était âgé de quarante ans et connu de tout le peuple.

« Je n'ai ni or ni argent, lui dit Pierre, mais ce que j'ai, je te le donne. An nom de Jésus, lève-toi et marche ! »

Et, l'ayant pris par la main, il le souleva. Le boiteux s'élance aussitôt sur ses jambes raffermies, et entre dans le temple, marchant, sautant et louant Dieu.

La foule, étonnée de ce prodige, accourut vers les Apôtres. Alors Pierre prenant la parole s'écria :

« Israélites, pourquoi vous étonnez-vous et nous regardez-vous avec admiration, comme si c'était par notre vertu et notre puissance que ce boiteux est guéri?Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob a glorifié son Fils Jésus que vous avez livré à Pilate et accusé devant lui. Vous avez rejeté le Saint et le Juste et vous lui avez préféré un homicide. Vous avez fait mourir l'auteur de la vie ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, et nous en sommes témoins. C'est la foi que nous avons en Jésus qui a donné à celui-ci une entière guérison. » (Actes des Apôtres, ch. III et IV.)

 

Prochain article : Dispersion des Apôtres

 

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Publié le 8 Novembre 2025

 

PREMIERE PERIODE (2)

 

Depuis la fondation de l’Église jusqu'à l'édit de Milan

 

  1. DEBUTS DE L'EGLISE. PERSECUTION EN JUDEE

 

  • Miracle de la Pentecôte

 

Après l'Ascension de Jésus-Christ, les Apôtres rentrèrent à Jérusalem et se retirèrent dans le Cénacle, en compagnie de la Très Sainte Vierge et de quelques disciples, pour s'y disposer à recevoir l'Esprit de vérité que le divin Maître avait promis de leur envoyer. Ils venaient à peine, sur la proposition de Pierre, d'élire Mathias pour remplacer Judas, quand, le dixième jour depuis l'Ascension, le Saint-Esprit descendit sur eux en forme de langues de feu, et manifesta sa présence par les opérations les plus extraordinaires. Jusque-là, leur ignorance et leur timidité contrastaient avec la grandeur de l’œuvre qu'ils devaient accomplir. Dès ce moment, ils furent des hommes nouveaux, d'un courage à toute épreuve, pleins de science et de zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

 

  • Premières conversions parmi les Juifs

 

Les Apôtres, remplis de dons surnaturels, sortirent du Cénacle et se répandirent dans les rues et sur les places de Jérusalem. Pierre prit le premier la parole devant le peuple, et, après avoir fait le récit des miracles opérés par Jésus, il s'écria :

« Cependant ce Jésus, vous l'avez mis à mort. Mais il est ressuscité, et nous sommes tous témoins de sa résurrection. »

Ce jour-là, trois mille personnes demandèrent le baptême.
Peu de jours après, un second discours du même Apôtre, précédé de la guérison d'un boiteux de naissance qui mendiait à la porte du Temple, convertit encore cinq mille hommes.

Les autres Apôtres faisaient aussi des miracles et augmentaient le nombre des disciples du Sauveur.

 

Ces premiers convertis, qui étaient de divers pays éloignés, attestèrent le don miraculeux des langues, conféré par le Saint-Esprit aux douze Apôtres.

 

  • Les Apôtres sont persécutés à Jérusalem

 

La synagogue ( désigne ici le grand prêtre, les sacrificateurs et les officiers du Temple ), outrée de dépit, arrêta Pierre et Jean, ainsi que le boiteux guéri, et les traduisit devant le Sanhédrin ( conseil suprême de la nation juive, composé de prêtres, de docteurs et de notables. Il veillait au maintien de la loi mosaïque ), qui les fit emprisonner, battre de verges, et leur défendit de parler au nom du Crucifié.

Nous taire ? Répondirent les Apôtres, nous ne le pouvons.
Rendus à la liberté, ils continuèrent à prêcher l’Évangile (en grec, bonne nouvelle ; on appelle ainsi la doctrine céleste qui nous a été enseignée par Jésus-Christ) , voulant « obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ».

Ni la prison ni les mauvais traitements ne purent leur imposer silence.

 

  • Martyre de Saint Étienne :

 

Sept disciples, qu'on appela diacres, avaient été chargés par les Apôtres de la distribution des aumônes ; l'un d'eux, Étienne, faisait de grands miracles et convertissait beaucoup de monde dans J Jérusalem, car on ne pouvait résister à l'Esprit-Saint qui parlait par sa bouche. Or, les Juifs qu'il avait confondus dans un discours public l'accusèrent de blasphème, se saisirent de lui et l'amenèrent devant le Grand Conseil. Après s'être défendu, Étienne proclama hautement la divinité de Jésus.
Alors tous les assistants se précipitèrent sur lui avec fureur, l'entraînèrent hors de la ville et le lapidèrent.

Étienne, avant d'expirer, intercéda pour ses bourreaux : Seigneur, s'écria-t-il, ne leur imputez pas ce péché.
Ainsi mourut, vers l'an 34, le premier témoin ou martyr du Christ.
 

Le mot martyr, en grec, signifie témoin. Les martyrs, en versant leur sang, rendent témoignage à la divinité de  Jésus-Christ.

 

Martyre de Saint Etienne

 

Prochain article : Dispersion des fidèles ; conversion de Saul (Saint Paul) ; premières conversions parmi les Gentils ; vie admirable des premiers fidèles

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Publié le 7 Novembre 2025

 

PREMIERE PERIODE (1)

 

Depuis la fondation de l’Église jusqu'à l'édit de Milan

 

  1. FONDATION DE L'EGLISE

 

  • Election des Apôtres :

 

Pour assurer le succès de son œuvre et la perpétuer sur la terre jusqu'à la fin des temps, Jésus-Christ, durant les trois années qui précédèrent sa mort, s'attacha à un certain nombre de disciples, parmi lesquels il en choisit douze, qu'il nomma Apôtres ou envoyés.

 

Jésus a fixé le nombre de ses Apôtres à douze, en mémoire des douze patriarches et des douze tribus d'Israël.

Voici les noms des douze Apôtres : Simon-Pierre et André son frère ; Jacques le Majeur et Jean son frère ; Philippe ; Barthélémy ; Thomas, surnommé Didyme ; Matthieu ; Jacques le Mineur et son frère Jude ou Thaddée ; Simon de Cana ; et le traître Judas, remplacé après l'Ascension par Matthias.

 

Les Apôtres étaient des hommes de bonne volonté, vertueux, sincères, généreux mais forts ignorants, lents à croire et d'un caractère timide. Galiléens d'origine, hormis Judas le traître, qui était Juif de Jérusalem, étaient tous pêcheurs ou simples ouvriers, à l'exception de Matthieu, qui était publicain, c'est-à-dire receveur d'impôts.

 

Notre-Seigneur s'appliqua d'abord à les instruire de sa doctrine et à les former à la sainteté par ses exemples et ses conseils, puis, afin de les exercer en quelque sorte sous ses yeux, il leur adjoignit soixante-douze disciples, qu'il envoyait deux à deux, devant lui, dans les villes et les bourgades de la Galilée et de la Judée, pour annoncer aux peuples que le règne de Dieu était proche.

 

  • Primauté de Simon-Pierre :

 

Simon-Pierre mérita d'être le chef des Apôtres pour avoir, le premier, confessé la divinité du Sauveur. C'était la deuxième année de sa vie publique ; Jésus, se trouvant avec ses disciples, leur demanda :

«  Que dîtes-vous de moi ? »

Simon lui répondit :

« Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. »

 

Jésus lui donna alors le nom de Céphas, qui veut dire pierre, roc inébranlable, et il ajouta :

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église*, et les portes de l'enfer* [ = les puissances de l'enfer ] ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux [c'est-à-dire une autorité telle que] tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel. »

Il lui accorda le don de l'infaillibilité, en disant :

« J'ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille point, et toi...tu affermiras tes frères. » (Saint Luc, XXII,32)

 

*Le nom Église ( en grec congrégation ) a été donné par Jésus-Christ lui-même à la société de ses disciples.

*Les puissances de l'enfer sont : les hérésies, les schismes, les scandales, les violences, les complots...

 

Pierre et les Papes ses successeurs sont donc la pierre inébranlable sur laquelle est fondée l'Eglise ; ils ont le privilège de ne jamais se tromper quand ils enseignent ce qu'il faut croire et faire pour être sauvé.

Le Pape, en vertu du privilège conféré à Saint Pierre, est infaillible : il ne peut, en matière de foi et de mœurs, se tromper lui-même ni tromper les autres en les enseignant, soit qu'il prononce avec l'assistance des évêques réunis en concile, soit qu'il parle seul, du haut de la chaire de saint Pierre, comme pasteur et docteur de tous les chrétiens.

 

  • Plénitude de l'autorité conférée à Simon-Pierre :

 

Les Apôtres avaient déjà reçu plusieurs fois la visite de Jésus ressuscité. Or, un jour que Pierre, Thomas, Jacques le Majeur, Jean et quelques autres disciples étaient occupés à pêcher, sur le lac de Tibériade, Jésus leur apparut de nouveau, bénit leur pêche, et , s'adressant à Pierre, lui demanda par trois fois s'il l'aimait plus que les autres, -comme pour lui faire réparer son triple reniement - , trois fois Pierre lui répondit :

« Seigneur, vous savez que je vous aime. »

Alors, Jésus lui confia le soin de paître ses agneaux et ses brebis, c'est-à-dire de gouverner les simples fidèles et les pasteurs eux-mêmes.

 

Ces paroles confirmaient Pierre dans sa primauté, et l'établissaient le premier pasteur, le premier chef visible de toute l’Église.

Notre-Seigneur Jésus-Christ, toutefois, en demeure le chef invisible, et, selon sa promesse, il la conservera dans le monde aussi longtemps qu'il y aura des âmes à sauver.

 

  • Les Apôtres, pasteurs des fidèles :

 

Les Apôtres reçurent de Jésus-Christ le pouvoir et la mission d'instruire, d'administrer et de gouverner les fidèles, quand il leur dit, sur la montagne des Oliviers, avant de s'élever dans le ciel :

 

« Comme mon Père m'a envoyé, ainsi je vous envoie. Allez donc, enseignez tous les peuples ; baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à observer toutes les choses que je vous ai commandées.Et voilà que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles. » (S. Matthieu, XXVIII, 18-20)

 

Par ces paroles, Notre-Seigneur investit les Apôtres de son propre pouvoir, et leur donna la mission de prêcher l’Évangile à tous les peuples : l’Église était fondée.

 

Le fait de la fondation de l’Église par Jésus-Christ est prouvé historiquement par l’Évangile et la tradition.
Nous lisons, en effet, dans l’Évangile que Jésus-Christ promit l'institution de l’Église et qu'il exécuta sa promesse.
La tradition affirme le même fait ; pour le constater, il suffit de rappeler les plus anciens symboles qui, tous, contiennent l'article de foi : Je crois la sainte Église.

 

L’Église conservera intact, jusqu'à la fin du monde, et dispensera au genre humain le double trésor des vérités surnaturelles et des moyens de salut institués par le Rédempteur.

 

REMARQUE : L’Église est à la fois divine et humaine : divine par son origine et par l'Esprit de Dieu qui l'anime, humaine par les hommes qui la composent.

 

Après plus de trente ans passés dans l'obéissance, le travail et l'obscurité, Jésus-Christ consacre les trois dernières années de sa vie à prêcher sa doctrine, qu'il prouve par de nombreux miracles.

 

Prochain article : Première période (2) : Débuts de l’Église. Persécution en Judée

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Publié le 7 Novembre 2025

Saint Willebrod, Évêque, Apôtre de la Hollande

 

Willebrod naquit en Angleterre, vers l'an 658 : Wilgir, son père, vivait dans une grande piété ; il finit même par quitter le monde, et se faire ermite. Aussi le fils fut-il élevé dans les meilleurs principes : les progrès qu'il fit dans les sciences et dans la vertu furent également rapides.
A l'âge de 20 ans, il obtint la permission de passer en Irlande, où il se joignit à saint Egbert, pour se perfectionner dans les voies du ciel. Il se distingua fort par son humilité, sa douceur et sa modestie.

A 30 ans, un grand désir s'empara de Willebrod d'aller évangéliser les idolâtres ; il alla donc à Rome demander au pape une mission pour la Frise, et il en revint pourvu des pouvoirs les plus amples.

Avec onze autres missionnaires, il entreprit la conversion des peuplades barbares établies dans les Pays-Bas, et il y réussit admirablement.

Au bout de six ans, le nombre des chrétiens fut considérable. Willebrod retourna vers le Pape, à Rome, d'où il revint à sa mission, revêtu du caractère épiscopal, et il fixa son siège à Utrecht.

L'onction épiscopal donna plus d'activité encore et surtout plus de force au zèle du fervent apôtre des Frisons. Deux ans après son sacre, il fonda, par les dons de Pépin d'Héristal, le monastère d'Epternac, et il le gouverna jusqu'à sa mort. Charles Martel aida puissamment aussi Willebrod, dans ses missions, par ses libéralités.

Non content de prêcher la foi dans la Frise franque, l'apôtre voulut aussi prêcher dans la Frise indépendante, et il alla même jusqu'en Danemark ; mais il rencontra de grands obstacles en ces deux pays ; cependant il eut des succès dans la Frise,et, le duc Radbod étant mort, il put y travailler en pleine liberté.

Aidé de ses compagnons, parmi lesquels fut trois ans saint Boniface, depuis apôtre de l'Allemagne, il détruisit le paganisme dans la plus grande partie de ces contrées. Les Frisons se civilisèrent, et ce peuple barbare, régénéré dans le Christ, devint un peuple remarquable par ses vertus et par la culture des arts et des sciences ; ainsi l’Évangile a sanctifié le berceau, et formé la jeunesse de toutes les nations de l'Europe.

Se voyant dans un âge fort avancé, Willebrod s'occupa d'assurer la continuation de son apostolat ; il prit un coadjuteur, qu'il chargea du gouvernement de son diocèse, et il se prépara dans la retraite au passage de l'éternité.

Il rendit à Dieu son âme, vers l'an 738, après un ministère de 50 ans, que le Ciel avait appuyé du don des miracles.

Il fut enterré au monastère d'Epternac, et les miracles de sa vie continuèrent après sa mort.

La vénération des peuples attira la foule à son tombeau. On mit dans la suite ses reliques dans une châsse, qui se gardait soigneusement dans l'église du monastère ; elles furent, en 1031, placées dans une chapelle bâtie en son honneur.

 

Réflexion :

Ce saint avait appris à être doux et humble de cœur ; aussi triompha-t-il des passions, et fut-il puissant pour gagner les âmes.

 

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Publié le 6 Novembre 2025

La « grande promesse » des neuf premiers vendredis du mois

 

La pratique de la dévotion des neuf premiers vendredis du mois tient son origine de la « grande promesse » de Jésus à sainte Marguerite Marie Alacoque :

« Je te promets dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois consécutifs, la grâce de la pénitence finale, ne mourant point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré à ce dernier moment. »
 

Par l’insertion intégrale de cette promesse dans la Bulle de canonisation de Sainte Marguerite-Marie , en date du 13 mai 1920, le Pape Benoît XV a encouragé la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l’honneur du Sacré-Cœur.

 

 Les 12 promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ

  1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.

  2. Je mettrai la paix dans leur famille.

  3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.

  4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

  5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

  6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.

  7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.

  8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.

  9. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.

  10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

  11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé.

  12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

Les conditions pour obtenir ces grâces sont :

  1. Recevoir la communion neuf premiers vendredis du mois consécutifs sans interruption.

  2. Avoir l’intention d’honorer le Sacré-Cœur de Jésus et d’obtenir la grâce de la pénitence finale.

  3. Offrir chaque communion en réparation pour les offenses commises contre le Saint Sacrement


 

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Publié le 6 Novembre 2025

Neuvaine de préparation au 1er vendredi du mois

 

Mon cœur est vôtre, prenez-le et réparez par lui

 

Profondes adorations du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Ardent amour du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Zèle fervent du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Réparations du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Actions de grâces du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Confiance assurée du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Prières enflammées du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Silence éloquent du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Humilité du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Obéissance du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Douceur et paix du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Bonté ineffable du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Charité universelle du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Recueillement profond du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Tendre sollicitude du Cœur de Jésus, unissez-moi à Vous

Union intime du Cœur de Jésus avec son Père Céleste, unissez-moi à Vous

Amour du Cœur de Jésus, embrasez nos cœurs

Charité du Cœur de Jésus, répandez-Vous dans nos cœurs

Force du Cœur de Jésus, soutenez nos cœurs

Miséricorde du Cœur de Jésus, pardonnez à nos cœurs

Patience du Cœur de Jésus, ne vous lassez pas de nos cœurs

Règne du Cœur de Jésus, établissez-Vous dans nos cœurs

Silence du Cœur de Jésus, enseignez nos cœurs

Volonté du Cœur de Jésus, disposez de nos cœurs

Zèle du Cœur de Jésus, dévorez nos cœurs

Vierge immaculée, priez pour nous le Cœur de Jésus

Trinité adorable, nous Vous remercions de toutes les faveurs dont Vous avez comblé vos servantes Sainte Marguerite-Marie et Sainte Madeleine-Sophie et nous Vous demandons par leurs intercessions, toutes les grâces que nous espérons obtenir par cette neuvaine.
Ainsi soit-il.

 

Notre-Seigneur : 

« C'est la plus sublime prière que les âmes puissent m'offrir. »

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